Notre programme

Programme

La Maison propose une thérapie fermée de 13 jours avec hébergement, centrée sur l’intervention féministe intersectionnelle.

Objectifs

Ce service permet à une personne victime d’obtenir un accompagnement sous forme de suivi psychosocial. L’objectif est de l’outiller et de l’aider à travailler sur les difficultés rencontrées sur les plans personnel, familial, social et environnemental (ex. : retrouver une routine, rétablir une saine hygiène de vie, améliorer la gestion du stress, développer des stratégies d’adaptation, faire de la sensibilisation et de la prévention, fournir des conseils et des outils).


Les services, au cours de la thérapie, comprendront l’hébergement pour une période fixe de 13 jours dans le but de faciliter l’offre de services de la maison, des rencontres individuelles en relation d’aide, des ateliers sur les conséquences des agressions à caractère sexuel définies par l’Institut national de santé publique du Québec, des activités de groupe.

Le territoire à desservir

La MGOM se démarque déjà quant au territoire desservi puisqu’elle a une vision nationale de l’offre de service pour les femmes survivantes d’agressions à caractère sexuel. Avec un numéro de téléphone accessible partout au Québec et au Canada, le 1 855 VIVANTE, nous souhaitons accueillir des cohortes de femme issue de toutes les régions du Québec et du Canada.  Pour cause, nous avons, depuis notre ouverture le 24 février derniers, accompagné plus de 108 femmes provenant des quatre coins du Québec (Saguenay, Val d’Or, Gaspésie, Outaouais, Québec, Beauce, etc.).  De plus, nous recevons plusieurs appels provenant des provinces canadiennes (Manitoba, Ontario, Nouveau-Brunswick) et quatre d’entre elles, ont fait confiance à notre organisme.  Qui plus est, nous avons eu la chance d’accueillir au sein de nos cohortes, deux survivantes autochtones issus de la même nation autochtone dans le respect de leur culture et de leur coutume.  En résumé, la province du Québec et le territoire canadien devient le territoire que la MGOM dessert. 

Clientèle visée par le projet

Le projet vise dans un premier temps les femmes de 18 ans et plus afin de les accompagner et soutenir le plus de femmes survivantes d’agressions à caractère sexuel en offrant une thérapie personnalisée aux besoins spécifiques de la femme survivante d’une ou de plusieurs agressions ou violences à caractère sexuel. La MGOM s’engage à offrir le tout dans une ambiance calme, familiale et dans un esprit solidaire pour les femmes afin de favoriser leur mieux-être, d’accroître leur sentiment de sécurité et de briser leur isolement social.  Par ailleurs, nous constatons qu’une demande importante existe pour les jeunes femmes de 15 à 18 ans qui se retrouve avec la même problématique, mais les enjeux de confidentialité et de pouvoir parental sont les principaux freins pour l’organisme dans la volonté d’ouvrir aux jeunes femmes.

En quoi ce projet est-il innovateur ?

En lien avec les orientations gouvernementales, la MGOM et La Traversée centre de crise et de prévention du suicide unissent leurs forces afin de développer la première maison de thérapie pour survivantes d’agressions et de violences à caractère sexuel au Québec en travaillant en étroite collaboration. 

Environ 77 % des agressions et violences à caractère sexuel datent de l’enfance ou sont liées à l’inceste et les femmes peuvent avoir peur d’en parler et de créer des problèmes intrafamiliaux. Les survivantes prennent en moyenne 13 ans avant d’aller chercher de l’aide dans les CALACS. 63% des femmes et des filles que les CALACS reçoivent ne sont pas crues lors de leur premier dévoilement à des proches ou des autorités. Les femmes ont besoin d’endroit où elles savent qu’elles seront crues pour débuter un cheminement visant à surmonter les conséquences des agressions sexuelles subies. Par cette initiative, nous voulons jouer un rôle prédominant dans l’accompagnement, la sensibilisation et la formation afin de devenir une référence dans le soutien aux femmes. 

La MGOM souhaite s’établir en chef de file pour le traitement des traumatismes sexuels et, de surcroit, en matière des droits des femmes.  Tel que mentionné ci-haut, il n’existe aucune ressource spécialisée de proximité dans la région Pierre-de-Saurel, la Montérégie, au Québec ou au Canada dédiée aux survivantes de violence à caractère sexuel. 

Ceci a forcément un impact social important sur la région, puisqu’il a été démontré que les survivantes vivent, le plus souvent, de la honte et s’isolent à la suite de leur agression, ce qui rend difficile d’aller chercher l’aide dont elles ont besoin. Nous souhaitons que les organismes offrant des services de proximité, de premier niveau, dans la région ou au Québec, qui connaissent bien leurs membres et leurs usagères, soient en mesure de nous référer des femmes ayant besoin de nos services et, à l’inverse, nous souhaitons pouvoir aider les femmes qui bénéficient de nos services en les référant aux organismes de la région selon leurs besoins spécifiques et assurer un cheminement vers la guérison. 

À l’aube d’une première année

À l’aube de la première année d’activité, nous avons accueilli 22 cohortes représentant 108 femmes provenant de toutes les régions du Québec et de l’extérieur du Canada représentant plus de 1452 journée hébergement sous notre responsabilité.   L’équipe de la MGOM a effectué plus de 1350 ateliers, plus de 2161 interventions au cours des différentes thérapies et plus de 3447 interventions en lien avec l’hébergement. Nous avons reçu 397 demandes d’information à la ligne téléphonique 1 855 VIVANTE disponible 24/7 pour tous les citoyens du Québec et du Canada.  Vous serez en mesure de constater dans e graphique suivant présentant la provenance des régions administratives du Québec des survivantes.

Statistiques

Groupe d’entraide

Le groupe d’entraide de la Maison grande ourse Montérégie est un espace sécurisé et bienveillant où les femmes ayant survécu à des traumatismes peuvent se réunir, partager leurs expériences et trouver du soutien mutuel. Nous comprenons que le chemin vers la guérison est unique pour chaque personne, et c’est pourquoi nous offrons un environnement où l’empathie, la confidentialité et la compréhension sont au cœur de notre approche.

Objectifs du groupe

FAQ

Ce sont des personnes, ayant un vécu semblable, qui se rencontrent régulièrement pour échanger dans un but de soutien mutuel. Le tout dans un esprit de non-jugement, de compréhension, d’absence de pression ainsi que d’anonymat. L’objectif est l’amélioration du bien-être des participantes.

Le groupe d’entraide s’adresse aux survivantes d’âge majeur ayant déjà enclenché leur processus de guérison et cherchant un espace sécuritaire dans lequel elles peuvent briser leur isolement, échanger avec d’autres femmes et prendre le temps de s’exprimer.

Le groupe d’entraide a lieu les jeudis à 19 h, une semaine sur deux, toute l’année durant sauf pendant la période estivale.

Les rencontres, animées par une intervenante de l’organisme, sont d’une durée de 1 h 30.

  • Partage individuel (une survivante partage son expérience de guérison);
  • Discussion autour d’une thématique (par exemple : la gestion de l’anxiété, les symptômes d’un choc post-traumatique, la pleine conscience, la validation des émotions, l’importance du tissu social, la confiance en soi, etc.);
  • Rencontre libre.

Vous pouvez demander de participer au groupe d’entraide en communiquant avec nous sur Messenger à partir de notre page Facebook. Nous vous ferons alors parvenir la marche à suivre en toute confidentialité.